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Vous conviendrez avec moi que les
chances de découvrir des orchidées sauvages sur l’île de Montréal sont
très limitées. Faut dire qu’au cours des siècles, l’urbanisation et la
culture ont laissées très peu de place aux habitats propices au
développement de celles-ci. Malgré tout, la perspective d’une découverte
surprise agrémente toujours nos excursions en bicyclette.
Le 24 août 2004, nos observations
ont été couronnées d’un premier succès puisque nous croisions sur le
bord d’un sentier boisé Epipactis helleborine. Quelques spécimens se
dressaient ici et là sur un sol assez riche formé en grande partie de
feuilles décomposées et situés dans un environnement semi-ombragé. S’il
y avait une chance de découvrir une orchidée en pleine nature dans la
région de Montréal, Épipactis helleborine semblait la plus probable.
Même si cette orchidées n’est pas indigène du Canada puisqu’elle nous
vient d’Europe, elle s’est fort bien acclimatée au climat du sud du
Québec et de l’Ontario.
Selon nos lectures, elles auraient
été introduites en Amérique pour ses propriétés médicinales.
Trouver une orchidée en pleine
nature procure toujours une grande joie, c’est comme une belle victoire.
Les plantes que nous avons rencontrées mesuraient environ 30 cm et leurs
tiges portaient de nombreuses fleurs pas plus grandes qu’une graine
d’haricot. |